CAfé santé # 5, C'est quoi une ville favorable a la santé ? 1er octobre 2017


De plus en plus de villes affichent leur ambition de contribuer à la santé de leurs habitants. Le peuvent-elles ? Est-ce leur rôle ? Et si oui, quelle est leur marge de manœuvre et les leviers dont elles disposent ?

Organisé dans le cadre du rendez-vous annuel des associations nantaises de la ville de Nantes, le Café Santé # 5 a permis de recueillir la perception des personnes présentes sur le rôle des villes en matière de santé, à travers notamment leurs actions sur le cadre de vie (le logement, les équipements sportifs, les nuisances sonores, les transports en commun...).


Café Santé # 4 : Manger-bouger, 15 ans que cela dure !

Une trentaine de personnes ont participé au Café Santé # 4, consacré à la politique nutritionnelle, le lundi 26 juin dernier, au Groupe d'entraide mutuelle (GEM), à Nantes. Depuis 15 ans, face à l'augmentation de la prévalence de l'obésité et du surpoids, les pouvoirs publics cherchent en effet à faire évoluer nos habitudes en matière d'activité physique et de comportements alimentaires, dans le cadre du Programme national nutrition santé (PNNS), connu à travers ses messages publicitaires (manger-bouger, cinq fruits et légumes par jour...). Mais ce programme rencontre des difficultés de mise en oeuvre. En particulier, la dimension interministérielle ne fonctionne pas, car il est bien difficile de coordonner l'action du ministère de l'agriculture et celui de la santé en matière de nutrition. Par ailleurs, les chercheurs ont observé que ce programme contribue, d'une certaine façon, à augmenter les inégalités de santé. En effet, les situations d'obésité sont beaucoup plus fréquentes parmi les personnes les plus pauvres, qui prennent moins souvent en compte les conseils de prévention du PNNS. Un point favorable toutefois, la stabilité, aussi bien chez les enfants que chez les adultes, de la prévalence de l'obésité et du surpoids constatée au cours de la période d'exécution du programme. Autre remarque effectuée par les participants, ces messages publicitaires contribuent à stigmatiser les personnes obèses ou en surpoids.

Le Café Santé a été l'occasion également de mettre en évidence les réticences d'un grand nombre d'entreprises agro alimentaires à utiliser le nouvel étiquetage alimentaire, arrêté par le ministre de la santé en mars 2017, appelé nutri-score. Celui-ci permettra en effet, comme pour les appareils électro-ménagers, de juger de la qualité nutritionnelle d'un aliment à l'aide d'un simple code couleur, du vert (meilleur score) au rouge (pour les aliments considérés comme moins favorables à la santé) figurant sur l'emballage. Cette disposition est facultative et les industriels ne se précipitent pas pour le mettre en oeuvre. Les premiers emballages avec nutri-score devraient cependant apparaître dans les étals à partir de septembre prochain.

Page créée le 27 juin 2017


Café Santé # 3 : Inné-galités de santé, 22 mai

Le café « La Perle » était bien rempli pour cette troisième édition des Cafés Santé #, le 22 mai dernier, consacrée aux inégalités de santé. Les participants ont exprimé chacun à leur tour leur perception de cette question, par exemple, en termes de différence de prise en charge selon l’âge. Certains quartiers semblent mieux pourvus que d’autres en équipements de santé de première nécessité (pharmacien, laboratoire de biologie, cabinet de médecin). Les disparités de recours aux soins peuvent être importantes, certaines personnes recourant aux services de santé en situation d’urgence, alors qu’une prise en charge plus précoce aurait amélioré le pronostic. 

Les inégalités de santé se mesurent habituellement en comparant l’espérance de vie selon la catégorie sociale. Mais ces inégalités existent dès la naissance, comme on peut le mesurer à travers la proportion d’accouchements prématurés, qui est beaucoup plus élevée parmi les femmes ayant un faible niveau scolaire. Les personnes les plus défavorisées cumulent les désavantages sociaux. Non seulement, elles ont une plus faible espérance de vie, mais, en plus, on leur en fait parfois porter la responsabilité : « c’est une question de volonté, de ne pas fumer, de ne pas boire, de s’alimenter sainement… ». Les écarts d'espérance de vie entre hommes et femmes, qui se réduisent cependant, restent importants (six années), mais ils ne sont pas aussi souvent commentés.

Une fois le constat établi, comment lutter contre les inégalités de santé, au sein du système de santé, et en dehors ? Les actions les plus significatives ne relèvent pas du système de soins mais concernent principalement l’école, la répartition des revenus, les conditions de travail… Au sein du système de soins, le but est, a minima, de « prendre en compte » ces inégalités afin que les actions engagées n'aggravent pas la situation. 

Pour conclure, les participants ont été invités à proposer des mots-clés résumant les débats, dont  voici un florilège : estime de soi, vigilance, vivre ensemble, cohésion sociale, évitable, intergénérationnel, solidarité, différence, éducation, culture…


Date de publication : 6 juin 2017